Mon p**ain de 2017 (partie #1)

Je suis supposée écrire un article du genre “Tout ce que 2017 m’a appris” ou encore “2017: une année formidable” (youpi)…. euh non je ne vais pas vous mentir mais je n’ai jamais été aussi heureuse de quitter cette année à la con le jour du nouvel an…je n’ai jamais autant trinquer de ma vie pour le départ de quelque chose. (Bon en même temps faut pas trop vous attendre à quelque chose d’optimiste de ma part…c’est mon style d’écriture puis gardez vos critiques hein)

2017 était une année enrichissante, certes, mais on sait tous que pour évoluer il faut souffrir… et je ne vais pas vous mentir mais le marathon était TELLEMENT long.

Mon départ de Tunisie

 

Je me rappelle qu’après la révolution, j’ai juré de ne pas quitter mon pays et de le servir jusqu’à la fin de mes jours… c’était trop ambitieux de ma part (je pense) parce qu’à un moment donné de ma vie j’ai eu peur de ne plus évoluer et d’être esclave de la société.

Je n’ai pas supporté le fait de rester sur le même territoire menant une vie routinière semblable à tout ceux qui m’entoure… enfin vous voyez de quoi je parle: LE PARCOURS IDEAL qui se résume à:

Avoir son bac, entrer à la fac, prendre son diplôme, trouver un job, se marier, avoir des enfants et:

  • Pour les aventuriers cela se poursuit par un divorce parce qu’ils se rendent compte que le mariage à un âge précoce c’est de la marde.
  • Puis pour les gens qui ont peur de l’inconnu, bah ils passent leur vie à partager leur lit, leur salle de bain, leur cuisine et à supporter belle maman super chiante.

Du coup voilà, j’ai commencé à faire mon parcours du tunisien ordinaire, puis j’ai eu mon diplôme et un job (magnifique en passant ça m’a permis d’apprendre beaucoup de choses) et j’ai vu la routine venir de loin (et le mariage avec)… ouf j’ai juste fais mes valises pour aller à l’autre bout du monde développer mes compétences.

Mon arrivée au Canada

Tu vois quand tu penses que quitter le nid familial c’est cool et que tu t’attends à devenir tout d’un coup responsable et mener une vie “normale”… bah en vérité ça se passe pas vraiment comme ça (ça prend du temps).

Je suis arrivée quittant le soleil tunisien et j’ai eu un choc thermique après 10 minutes passées dehors portant un monteau tout sauf glamour, des bottes dignes d’un skieur professionnel, le nez gelée et les mains bleues… bref je voyais ma féminité s’envoler comme par magie.

Puis comme si le choc thermique et le manque en vitamines D ne suffisaient pas, il a fallut couronner le tout par un  choc culturel… j’ai eu une crise d’angoisse quand j’ai vu que dans mon cours il y avait minimum 5 nationalités différentes (puis j’ai adoré fréquenter ces gens)…. mmm puis que chaque prof venait d’un pays, du coup fallait formater son cerveau d’un cours à un autre.

Le point positif c’est que j’adore le froid (mes parents ont du faire de sacrés économies avec la clim) et que j’avais absolument besoin de sortir de ma zone de confort.

 

Bref pas envie d’écrire un livre, je vous garde la suite pour le prochain article (oui 2017 c’était tellement pénible).

No Comments

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Aller à la barre d’outils